Mes beaux-parents, les enfants et moi


Nous sommes actuellement en vacances chez mes beaux-parents. Pour moi ce ne sont pas vraiment des vacances, mes relations avec ma belle famille ne sont pas celles que j’aimerais. Je suis toujours tendue, je ne trouve pas ma place avec eux. Je sais bien que je ne suis pas la seule à avoir des relations compliquées avec ma belle-famille, c’est meme un grand classique, n’est-ce pas? Pourtant, ces gens ne sont pas de inconnus, ce sont la famille de mon chéri, si je suis tombée amoureuse de lui et qu’il est en bonne relation avec eux, ils doivent forcément avoir quelque chose de bon….

Aujourd’hui j’écris ce post en mode “auto-analyse” pour essayer de trouver des solutions à ma situation tout en faisant profiter ceux qui sont dans mon cas. Espérons de pouvoir être efficace! ^-^

comment améliorer ma relation avec mes beaux-parents- superliposes.com

Pourquoi je devrais bien m’entendre avec mes beaux-parents?

Bah oui, après tout! C’est une question légitime! Je n’ai pas la prétention de m‘entendre avec la Terre entière. Oui mais voilà, ces personnes ne sont pas n’importe qui, c’est la famille de mon chéri, et lui s’entend bien avec eux. Il les aime et à plaisir à aller les voir de  temps en temps.

Pour moi, la famille c’est important, une valeur forte que je souhaite transmettre à mes enfants. J’aimerai vraiment qu’une fois qu’ils seront adultes, on ait encore tous du plaisir à se fréquenter, pas seulement par obligation culturelle. Alors forcément, si je veux faire passer ce message à mes enfants, je dois être cohérente aujourd’hui et accepter de fréquenter ma belle-famille de temps en temps et faire bonne figure.

Ce qui me gêne chez ma belle-famille.

Non, allez, ce post se veut constructif, je souhaite vraiment réussir à améliorer les choses donc je ne vais pas vous faire la liste de tout ce qui me dérange chez eux. (ils sont italiens, il est assez peu probable qu’ils me lisent mais quand même!….) . En fait, c’est assez simple: nous avons des habitudes, des modes de vie, différents. Rien de bien méchant, mais plein de petites choses qui m’irritent, que je ne comprends pas et qui font que je n’arrive pas à trouver des points de connections avec eux.

Finalement, il n’y a qu’avec eux que je me retrouve de ces situations. Là par exemple, nous sommes 5 jours chez eux à envahir leur appartement. Ce n’est sans doute pas évident. Très honnêtement, je vois qu’ils y mettent les meilleurs intentions du monde, mais la cohabitation n’est pas facile. Je me heurte toujours à leur façon de faire si différente de la mienne et je n’arrive pas à trouver ma place. Je n’adhère pas à leur manière de faire avec les enfants.

Pourtant là encore, si je réfléchis à la situation avec un oeil de parent attentif aux messages que j’envoie à mes enfants dans le quotidien, je me dis qu’il faut absolument que j’arrive à vivre avec cette différence. Le monde est beau parce qu’il est varié. Je souhaite vraiment enseigner à mes enfants à apprendre à respecter la différence de l’autre et si possible en trouver la richesse. Alors quel exemple je suis si je n’y arrive pas avec la famille proche?

Question de confiance.

Au delà du fait que je ne suis pas très à l’aise avec eux, ce qui me stresse aussi beaucoup c’est que j’ai beaucoup de mal à leur faire confiance avec les enfants. Là ils sont tous sortis à la plage (il fait très beau ici, chouette!) et j’en profite pour écrire, mais je peux vous dire que je n’ai qu’une envie c’est d’aller les rejoindre pour vérifier que mes enfants sont en sécurité!

C’est fou ça quand même! Parce que je n’ai pas du tout ce problème avec ma mère par exemple ou même avec les éducatrices de la crèche et les maîtresses de l’école.

Ma mère a pourtant fait quelques “erreurs” avec moi petite, comme tout le monde. Elle ne partage d’ailleurs pas toujours ma manière de faire avec les enfants (surtout à l’heure du coucher). Mais je lui fais 100 % confiance. A la crèche Stellina est tombée de son lit à barreaux: elle l’a enjambé et les éducatrices qui avaient d’autres enfants dans les bras n’ont pu qu’amortir la chute en tendant la jambe. Résultat: énorme bleu sur le front. Nous avons discuté ensemble dans solutions à mettre en place pour ne pas  que cela se reproduise mais je ne suis pas fâchée.Je sais que cela peut arriver, je sais qu’elles font de leur mieux et j’ai toujours autant confiance dans la structure. Si cela été arrivé chez mes beaux-parents, j’aurai fait un scandale pas possible et j’aurai juré de ne plus jamais leur laisser ma fille!

Alors pourquoi n’ai-je pas confiance en eux?… honnêtement, je n’ai pas la réponse. Ma belle-mère m’a dit un jour que je devrais plus lui faire confiance car rien de mal ne peut arriver avec elle. Elle a certainement raison,mais j’ai envie de lui dire que la confiance se construit ensemble!…

Apprendre à lacher-prise.

Ce que je crois vraiment, c’est que quand je suis stressée et que je suis aux aguets du moindre faux-pas qu’ils vont faire, tout le monde le ressent. Mes enfants en premier, qui ne comprennent évidement pas d’où vient mon stress et qui deviennent alors automatiquement nerveux eux-aussi et donc plus difficile à gérer. Mes beaux-parents aussi  se savent observés, ce qui est stressant et facilite la “faute”.

Ma solution est donc de leur laisser des moments seuls. Cela me coûte beaucoup mais je n’ai pas le choix: je sais, en théorie, que c’est mieux pour tout le monde. Ce qui est difficile c’est que l’on ne se voit pas souvent et donc à chaque fois ils doivent se ré apprivoiser. Les grands-parents doivent se rendent compte que les enfants ont grandi depuis la dernière fois et qu’ils doivent ajuster leurs manière de faire avec eux, et les enfants doivent leur faire confiance. A moi de les y aider, mais c’est dur!

Petit à petit, les enfants vont grandir, ils seront plus autonomes et plus facile à gérer. A force d’accumuler des petites escapades entre eux je vais finir par leur faire confiance… j’espère!

Les grands-parents c’est chouette!

Il faut quand même que je vous dise une vérité: j’ai eu la chance d’avoir trois grands-parents formidables. Mes deux mamies sont encore en vie et mon papi, que j’ai connu, nous a quitté l’année dernière, j’en ai encore le coeur gros aujourd’hui car j’ai vraiment vécu des moments magiques avec eux trois. Mes enfants ont la chance d’avoir carrément 6 grands-parents! (vive les familles recomposées!). J’imagine qu’ils n’auront jamais la même complicité que j’ai eu avec les miens car ils les voient beaucoup moins souvent. Mais je leur souhaite vraiment de vivre des moments magiques comme j’en ai vécu.Je ne peux pas leur enlever ça, a priori.

Mes grands-parents étaient aussi mes confidents. Je passe, encore aujourd’hui, beaucoup de temps au téléphone avec ma grand-mère, presque plus qu’avec ma mère. C’est un autre adulte de référent en dehors des parents, c’est important d’avoir ça pour un enfant.

Alors, vous savez quoi? En écrivant ces lignes me vient une idée: la prochaine fois que mes beaux-parents me saouleront, que je trainerais les pieds pour aller les voir, je penserai à mes grands-parents. à tout ces merveilleux moments passés avec eux. En souvenirs de tout ce que j’ai pu vivre dans mon enfance (même si j’imagine que cela n’a pas toujours été si facile pour mes parents) je prendrais sur moi et je leur donnerai une chance de se construire eux-aussi une relation privilégiée.

Et si cela venait de moi?

Ce que j’ai aussi compris dernièrement c’est que quand une situation nous rend nerveux de manière objectivement disproportionnée, cela veut dire que la cause du stress n’est sans doute pas la situation en elle-meme.

Je vais donc essayer aussi de réfléchir tranquillement à ce qui déclenche vraiment mon stress, faire un petit travail sur moi pour mieux me connaître, désamorcer les choses et ainsi améliorer ma vie et par extension la vie de ma famille. Je vous tiendrais au courant…

A vous la parole…

ça y est, tout le monde est rentré de la plage (pas de blessé!). C’est l’heure du bain. Je sens que ce travail d’écriture a bien fonctionné et m’a permis d’abaisser quelques tensions. Le chemin est encore long bien-sur mais je relirais ce texte de temps en temps comme une feuille de route pour garder en tête mes objectifs dans les moments de difficulté.

Et vous? Quelles relations avez-vous avec votre belle famille? Comment avez-vous réussi à trouver votre place parmi eux et leur faire confiance pour s’occuper de vos enfants?

Je vous invite à partager votre expérience ici pour que nous construisions ensemble des familles plus épanouies pour nos enfants.

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