Ma designweek 2016 3


La designweek de Milan vient de se conclure. Elle n’aura pas été celle que j’attendais… Je l’avais imaginée dans la lignée de l’année dernière: souvenez-vous, j’avais partagé avec vous ma joie de voir qu’un événement majeur comme celui de Milan accordait enfin une place au design pour enfants. J’avais alors visité trois expositions dédiées à nos petites têtes blondes. Mais cette année, rien de tout cela, aucun événement comme ceux de l’édition précédente. Oh, pas que les enfants aient été oubliés, au contraire, la ville regorgeait de propositions d’ateliers créatifs à leur attention, pour les occuper cette semaine, avec des initiatives à l’architecture et au design par exemple. Des belles idées, mais pas ce que j’attendais…pas ce que je cherchais. Je pensais me balader dans la ville, comme je l’aurais fait dans un magazine de décoration. à découvrir les nouveautés: produits, couleurs, matière, prendre le pouls des dernières tendances, pas que j’ai particulièrement à coeur de les suivre, mais j’aime quand même être informée. Finalement cette semaine m’a surprise et m’a apporté par ce qu’elle ne m’a pas donné, en ne trouvant pas j’ai finis par comprendre ce que je cherchais…

L’impact de Béa Johnson sur ma designweek

Avec l’arrivée du printemps (et aussi sans doute celle de Stellina) notre appartement m’a d’un coup semblé trop petit et surtout désorganisé, encombré, mal rangé (le comble pour une décoratrice d’intérieur hein?). Puisqu’on ne va pas pouvoir pousser les murs ou déménager tout de suite, je me suis dit que c’était l’occasion de m’interesser de plus près aux théories de désencombrement. Je pensais suivre les conseils de Marie Kondo et puis finalement je suis tombée sur le livre de Béa Johnson “ Zéro déchet”. J’aurai certainement l’occasion de vous parler plus en détail de ce livre quand je l’aurai fini, mais je vous en parle un peu déjà aujourd’hui car  sa lecture influence sans nul doute mon quotidien et a changé ma vision de ce grand événement milanais.

Dans ce livre, Béa Johnson mets en avant tout ce qui encombre notre quotidien au détriment de notre santé et de notre planète. Elle propose un retour à l’essentielle en évitant le superflus, les doublons, tout ce qui est inutile ou si peu utile. Elle condamne particulièrement les emballages qui polluent énormément et pourraient bien souvent être évités.  Si elle avance des propositions de solution, elle nous invite aussi à nous poser beaucoup de questions. C’est ce qui me plaît.

C’est avec tout ceci en tête que je me suis baladée dans la ville et au salon du meuble à la recherche de ce que je ne trouvais pas (du mobilier pour enfants innovant) ce qui m’a alors sauté aux yeux, ce sont toutes ces énormes installations éphémères mise en place pour nous présenter des produits rarement vraiment nouveaux et indispensables. Pour avoir travaillé une partie de ma carrière dans l’organisation de stand pour le Fuorisalone, je peux vous dire que la problématique du recyclage du déchet est vraiment tout en bas de la liste des priorités. Alors vraiment cette année je me suis demandée si tout cela en valait vraiment la peine?  Pourquoi engendrer tant de déchets ? pour nous présenter quoi finalement? un nouveau canapé? une nouvelle lampe? une nouvelle table?

bea johnson et la designweek

Une table ronde qui amplifie ma réflexion

Le hasard a voulu que lors de la première journée de la designweek, je me présente au bon endroit, ( à l’appartement Lago ) au bon moment pour être invitée à participer avec 8 autres designers à une table ronde autour de la conception des jouets pour enfants. Là encore je voudrais vous en dire plus sur cette expérience dans un prochain billet complètement dédié. Mais un des premiers constats faits a été que le marché du jouet était déjà trop riche de proposition, pas toujours intéressantes, et que le rôle du designer ne pouvait être seulement celui de proposer un “nouveau joli jouet”. Il faut aller plus loin, avoir un positionnement fort pour apporter quelque chose qui améliore vraiment nos vies, sinon ça ne sert à rien. Cela ne serait qu’une nouvelle proposition inutile sur un marché déjà saturé  qui utilise de l’energie pour la produire, la distribuer et se transformer rapidement en un nouveau déchet, rarement recyclage.

Un discours fort mais auquel j’adhère complètement et qui a encore un peu plus aiguisé mon sens critique envers les différentes propositions faites aux visiteurs cette semaine à Milan.

Salon du meuble et Fuorisalone 2016: quoi de neuf?

Je reconnais très volontiers que mon euphorie des jours précédents l’évenement a vite été dépassée par ma fatigue de jeune maman. Cette année je n’avais pas l’envie, le temps, l’energie de courir la ville en quête de nouveauté (même si je ne sais plus si ce terme est vraiment le bon). Je voulais aller à l’essentiel, trouver des choses vraiment innovantes.

Ce qui m’a frappé, au salon comme aux événements de la ville, est le manque d’intéret ( et de communication) sur des thèmes qui me semblent essentiel aujourd’hui: l’impact des nouvelles propositions sur la santé de l’Homme et de notre planète. J’ai vu très peu de proposition “biologique”, “écologique”, “à kilomètre zéro”, “recyclé” et/ou “recyclable”.

Très honnêtement j’ai vu beaucoup de chose, trop! (est ce que tout ça est vraiment utile?) du “déjà-vu” , du “moche” (ok tous les goûts sont dans la nature mais quand meme…) et très peu de chose qui vaillent vraiment la peine….

mes belles rencontres de la designweek 2016

Un moment je me suis sentie un peu seule, pas vraiment à ma place… mais heureusement j’ai quand même finit par faire de belles rencontres, d’autant plus belles je dirais vu le contexte! j’ai trouvé des produits qui répondaient à un vrai besoin, avec un scenario de vie derrière, des produits attentifs à l’homme (l’enfant) et son environnement.

Il n’y en a pas beaucoup. Assez  peu pour pouvoir accorder une belle place à chacun ici lors d’un billet dédié. Je vous fais juste une liste ici (pour vous donner envie de revenir voir la suite ^-^).

superliposes at designweek 2016

Cette année, j’ai donc aimé:

  1. – la table ronde, organisée par le Politecnico di Milano, à laquelle j’ai participé, sur la thématique du “design in toys”, les enseignants rencontrés: Luca Fois, Francesco Schianchi et Arianna Vignati ainsi que les designers  Adam Schillito (Idkid), Greta Giangrande, Anna Devecchi e Denise Giusto ( LAM!)
  2. _ la bonne idée de la marque italienne Ferrimobili de proposer du mobilier pour enfants toujours modulables mais aussi du sur mesure sans sur-cout!
  3. _ les artisans menuisiers DrugeotLabo qui proposent du mobilier contemporain en bois massif (fabrication 100% française)
  4. – le mobilier outdoor version enfant de Fermob qu’on adorera mettre aussi dans leurs chambres
  5. – les solutions de Bigfoot de Protek Design pour cacher des lits dans l’épaisseur des murs et faire des pièces qui changent de fonction (idéale pour les familles recomposées par exemple)
  6. – la collection Gautier (seul exposant français de mobilier pour enfants au salon) avec des solutions innovantes pour nos ados qui vivent dans des chambres partagées
  7. – la toute nouvelle Coco’ & Design qui propose (enfin!) du mobilier et des accessoires bio pour enfants
  8. – les différentes propositions de matelas de EcusKids en fonction de l’age de l’enfant
  9. – les matelas en fibres naturelles et traitement anti acarien à l’huile d’olive! de Candia Strom

Ma conclusion, mon (nouvelle?) orientation pour le kidsdesign

Bien des fois je vous l’ai dit: nos enfants passent beaucoup de temps dans leurs chambres, c’est leur espace intime dans notre maison. Je pense que nous sommes nombreux aujourd’hui à nous questionner sur les produits que nous mettons dans notre assiette, mais aussi dans notre maison. La question est d’autant plus importante pour la chambre de nos enfants, car ce sont des êtres en devenir, encore fragiles et sensibles à leur environnement. En tant que maman et décoratrice de chambre d’enfant, je suis de plus en plus attachée à ce sujet. Je vous en avais déjà parlé (ici par exemple avec les questions à poser avant d’acheter) et bien je crois que vous en entendrez parler de plus en plus souvent par ici.

Ce que j’ai trouvé à la designweek finalement et bien c’est ma vision de la chambre d’enfant, ce que j’ai envie d’y mettre et de pouvoir vous proposer. Mon objectif? une chambre d’enfant 100 % bio et écologique! ça ne sera pas simple, il y a beaucoup de recherche à faire, du travail, mais je pense que ça en vaut le coup et que cela promet de belles rencontres humaines et professionnelles. Sans radicalisation car je souhaite vraiment trouver des solutions pour tous et ici toutes les solutions qui mettent l’enfant au centre ont leur place  mais je vais aussi suivre mes envies et celles que je devine être également les vôtres.

A vous la parole

Et vous que cherchez- vous quand vous aller sur un salon? des tendances? des solutions à vos problématiques? avez-vous envie de voir davantage d’articles sur le “bio” ou “l’écolo” pour les chambres d’enfants? si c’est le cas dites le moi ci-dessous, cela me boostera encore un peu plus!

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