les coulisses des créations de mobilier pour enfant (interview)


Aujourd’hui, nouvelle interview sous forme de podcast! Yeah!  L’idée est née après le dernier salon du meuble de MiIlan où j’avais longuement discuter avec l’un des responsables de l’entreprise Gautier qui propose du mobilier pour enfant “made in France”. Il me présentait leurs dernières nouveautés et moi ce qui m’intéressait  (plus que la proposition finale) c’est tout le processus qu’il y a derrière, sans doute une déformation professionnelle puisque je suis designer industriel de formation ^-^ Alors,  j’ai pensé que vous aussi,  parents, seriez peut-être  curieux  de savoir comment, pourquoi, par qui sont créées les nouveautés de l’ameublement pour enfant. Nous nous sommes donc recontactés et la semaine dernière j’ai échangé avec le directeur marketing sur les coulisses des créations.  Tant que j’y étais, j’ai aussi posé des questions sur les matériaux utilisés pour la fabrication et leur engagement environnemental et tout ceci donne une interview, un peu longue j’en convient mais très riche, où l’on parle de l’évolution de la chambre des enfants au rythme des époques et selon les pays. J’espère sincèrement qu’elle vous plaira, moi en tout cas, j’en eu beaucoup de plaisir à vous la préparer.

Vous pouvez écouter ce podcast en live en cloquant directement sur la flèche, tout en haut de l’article ou télécharger le mp3 en cliquant sur ce lien. Vous retrouvez ci-dessous la transcription écrite de l’interview.

édit: cet article n’est PAS un article sponsorisé, je n’ai reçu aucune compensation pour publier cette interview .et suis seule à l’origine des questions.

Je suis moi aussi une enfant de la tribu Gautier, petite ma chambre venait de chez eux. Peut-être parce que je suis nantaise et que leur usine est à une centaine de kilomètres de chez mes parents. C’est toujours un peu émouvant, non, de retrouver des bouts de son enfance quand on ne s’y attend pas? C’est peut-être pour cela que j’ai été discuter avec eux sur le salon, ou alors parce que c’était la seule marque de mobilier pour enfant française représentée au grand salon milanais et que j’avais envie de voir ce que proposait le “made in France”.

C’est d’ailleurs ma première question pour démarrer l’interview:  [Superliposés] Gautier est encore vraiment “made in France” aujourd’hui?

[Gautier] Oui, voila. Gautier est une entreprise familiale française, toujours basée en Vendée. Elle compte aujourd’hui 930 salariés, repartis sur trois sites. C’est une fabrication 100% intégrée de la conception, à la fabrication et même la distribution avec un réseau de magasin en France et à l’international.

[SLP] Aujourd’hui vous faites aussi des chambres adultes et des pièces de vie, à la base vous ne faisiez que de la chambre d’enfant ou était-ce déjà diversifié?

[G] Oui à la base ce n’était que du mobilier pour enfant. Au début des années 60, Patrice Gautier, ébéniste, a eu l’idée de créer son entreprise de mobilier pour enfant en profitant de la politique familiale de l’époque qui incitait chaque famille à accéder à la propriété individuelle et chaque enfant à avoir sa chambre.

Cela a commencé avec un petit atelier de 5 personnes et pendant 20 ans l’entreprise ne s’est développée que sur la chambre enfant. La diversification est arrivée ensuite avec la chambre adulte qui est une extension assez facile, puis début des années 2000 sur les pièces de vie (séjour, salle à manger). En 2005 on a commencé l’aventure de la franchise.

[SLP] Que reste-t-il du premier catalogue?

[G] Lorsque l’entreprise a été créé, le premier produit a été une chambre marine, peut-être à cause de notre position en bord de mer. De cycle en cycle, il y a eu différentes collections, aujourd’hui  nous en sommes à la 8°, la 9° est en genèse. L’ADN de l’entreprise est très présente sur des éléments qui marque la signature.

Ensuite les choses ont évolué en fonction des modes de consommation. Il y a eu les 30 glorieuses donc l’entreprise s’est développée sur ces années. La notion de thématique était très présente. Au fil des années la consommation a évolué avec des arbitrages de consommation que l’on connaît ces dernières années, avec des achats plus réfléchis ce qui a amené à une évolution stylistique.

chambre enfant style marin

collection Majestic de Gautier

[SLP]  1960, 1980 ,2000, 2017 quelles évolutions avez-vous vu chez les enfants qui a fait évoluer vos chambres elles-aussi?

[G] Après guerre, la relation parents-enfant étaient sur un modèle de parents autoritaire, puis avec l’enfant unique est arrivé l’enfant roi , et ensuite on est passé à la relation parents copains (absence de frontière entre le parent et l’enfant d’un point de vue autorité) et puis aujourd’hui on est plus dans une relation de construction avec l’enfant, avec l’enfant partenaire. Il y a une dynamique de projet commun entre les parents et l’enfant sur l’aménagement de l’espace privé de l’enfant On ne parle plus forcément de meubles mais plutôt de projet d’aménagement qui s’inscrit dans la durée.

[SLP] Donc si je traduis ce que vous dites: avant, avec les parents autoritaires, ils décidaient seuls de l’achat de la chambre d’enfant sans que l’enfant n’est rien à dire. Ensuite il y a eu un moment où c’était pratiquement que l’enfant qui choisissait….

[G] voilà, et aujourd’hui on arrive sur des choses plus sages, plus fonctionnelles, liées aussi à l’évolution de l’organisation familiale : famille recomposée, en milieu urbain une famille sur deux est recomposée

[SLP] Et du coup, qu’est-ce-que ça a changé pour vous la famille recomposée?

[G] Nous avons une collection de mobilier gain de place. Des ensembles complets: lit, espace de rangement, espace de travail regroupés, avec un espace de travail qui peut coulisser sur le lit, pour s’adapter aussi à l’arrivée du numérique dans la chambre. Avec les familles recomposées, on s’est dit qu’il fallait aussi penser l’aménagement de cet espace qui évolue en fonction de l’évolution de la fratrie (enfant seulement le week-end ou frère et soeur en plus pendant les vacances) avec du mobilier qui permet de séparer cet espace, de créer des zones d’intimité entre les enfants. C’est ainsi que l’on a créé une collection qui travaille vraiment sur la modularité de la chambre.

lit gain de place enfant

collection Dimix de Gautier

[SLP] A quelle fréquence proposez-vous de nouvelles chambres? Une fois par an ou pas forcément?

[G] Au niveau de notre offre, nous devons renouveler à peu près 25 % du catalogue par an. Sur la chambre enfant cela représente au moins une chambre enfant par année, parfois cela peut être deux ou des éléments pris de manière plus individuelle.

La durée de vie d’un modèle chez nous est de 5 ans en moyenne. On est sur des produits relativement pérenne, en plus on a une garantie 10 ans de nos collection, ce qui nous amène à stocker les composants pour assurer un service après vente pendant de nombreuses années.

[SLP] A chaque fois qu’une nouvelle chambre est proposée, il y en a une qui sort du catalogue ou pas forcément?

.[G] Oui car maintenant on est sur un modèle de réseaux de distribution via nos magasins, les surfaces ne sont pas extensibles. On ne peut pas additionner les collections donc là cela fait partie d’une analyse de cycle de vie du produit. C’est l’occasion de faire des adaptations stylistiques et d’apporter de nouvelles fonctionnalité pour s’adapter, comme on le disait, aux modes de vie qui évoluent.

[SLP] Comment se passe la création d’un nouveau produit? Vous avez des équipes en interne ou faites appel à des agences de design externe?

[G] Cela fait parti de la culture de l’entreprise. On a toujours voulu apporter une signature design à la marque et depuis la création de l’entreprise le design est intégré. Nous avons une équipe de 6 designers qui développent l’ensemble des collections, autant enfant, adulte que pièces de vie.

On essaie d’avoir une bonne complémentarité avec l’analyse de l’évolution des modes de vie (c’est l’analyse plus marketing), associée à la veille que peuvent mener les designers sur les tendances, les styles et l’aspect aussi fonctionnel. C’est ce mélange qui est le point de départ d’une nouvelle collection.

[SLP] Pour sortir une nouvelle chambre, cela demande combien de temps de travail? un an, 6 mois?

[G] Aujourd’hui notre temps de développement varie entre 9 et 18 mois en fonction des collections. Mais on réfléchit toujours longtemps à l’avance. On réfléchit déjà au modèle que l’on sortira dans deux ans, même si on ne commence pas à le dessiner tout de suite. On essaye d’anticiper comment peuvent évoluer nos produits en fonction des modes de vie pour que le jour où on s’apercevra qu’un produit est en perte de vitesse, on puisse être relativement réactifs et pouvoir assurer en un an le développement d’une collection.

La première étape est la définition stylistique et la cible, c’est à dire à quelle catégorie d’age on s’adresse chez les enfants, nous en avons défini 3. Puis on intègre l’analyse fonctionnelle . Si par exemple je prends la chambre d’ado avec le numérique, cela nous a amené à faire des têtes de lit inclinables, un bureau coulissant sur le lit pour se mettre en position allongé sur le ventre pour travailler, Et puis ensuite ce que l’on souhaite c’est raconter une histoire, par exemple pour notre chambre ado Urban, on a travaillé sur des noirs, pour rappeler le bitume. Ensuite on a travaillé toute la mise en scène qui va avec pour que l’expérience client soit la même sur la visite du point de vente, les communications pour promouvoir le produit, la visite de notre site internet, la découverte du catalogue, de façon à ce que l’histoire soit cohérente. C’est vraiment le fil conducteur de tous nos développements.

Suite à cette partie de bien identifier la cible et les bénéfices fonctionnels, c’est là où les designers commencent à proposer des produits en tant que tel, d’un point de vue formel, fonctions qui répondent aux besoins que l’on a pu identifier. Ensuite on passe à l’étape de prototypage, corrections, modifications et phase d’industrialisation et de commercialisation.

[SLP] Vous les faites tester vos prototypes? C’est là qu’intervient le campus d’été ou pas du tout?

[G] Non, on fait intervenir les enfants plutôt en amont pour identifier leurs inspirations. On les questionne sur leurs centres d’intérêt, leurs modes de relation avec leurs amis, leurs parents, la fratrie, sur les activités qu’ils peuvent faire dans la chambre, qui ils y reçoivent. On va plus loin aussi d’un point de vue stylistique. On les questionne sur leurs appétences, leurs sensibilités, On évoque aussi les notions d’aménagement pour voir si ça leur parle. On les interroge aussi pour savoir à quelle étape de leur vie d’enfant il y a des échanges avec les parents sur ce sujet pour que l’on puisse créer les points de contact qui soient pertinents et efficaces. A partir de là on développe les collections. Avec certains, on leur a fait tester en situation chez eux. pour voir si c’était en adéquation par rapport à ce qu’ils avaient exprimé.

[SLP] Vous les rencontrez physiquement les enfants?

[G] Oui en groupe, soit directement dans l’entreprise soit à Nantes, on est à une petite centaine de kilomètres.

[SLP] Et comment sont sélectionnés les enfants qui participent?

[G] Tout dépend parfois ce sont les enfants des salariés ou relation proche. Si on fait à l’extérieur de l’entreprise, là on définit les profils par rapport à notre clientèle cible. On essaie d’équilibrer entre famille recomposée, famille urbaine, périurbaine, on essaie d’avoir des enfants représentatifs du visitorat que l’on a en magasin.

On fait aussi des interrogations dans les cellules familiales. Au lieu d’un focus groupe, c’est des prise de rendez-vous à domicile pour discuter cette fois avec les parents. On s’est aperçu que l’on ne pouvait pas interroger à la fois les parents et les enfants car on les mettait en porte à faux donc on parle après avec des parents, mais d’autres parents.

[SLP] Vous disiez tout à l’heure que vous faites 3 catégories d’enfant, comment vous les définissez?

[G] Là c’est par rapport au développement cognitif.

Jusqu’à 8/9 ans, on est surtout dans la partie du rêve, du jeu, de l’imaginaire très fort. Pour nous c’est une première catégorie. Après la sortie de puériculture vers 4 ans. Ensuite on passe sur les 8/ 12 ans, les pré-ado qui sortent de la période d’enfance et aspirent à l’ adolescence mais n’y sont pas encore. En après les ado, 13 ans et plus.

On sait que les enfants aspirent à plus de maturité, donc souvent on essaie de projeter l’enfant et gardant quelques éléments qui le rassurent  et le remette par rapport à son age.

chambre noire ado

collection Urban de Gautier

[SLP] Pour vous les familles auraient à faire trois changements important  de chambre au cours de l’enfance?

[G] Non car les changements ne sont pas liés aux ages. Les changements sont à plusieurs registres, bien entendu la sortie de puériculture, ensuite il y a différents facteurs. Souvent l’entrée au collège est une étape clé, surtout en France, car il y a un changement important que intervient entre la 6° et la 5°. Le fait que l’enfant commence à inviter, c’est l’image de soi qui est impactée, c’est un rejet de l’image d’enfant. C’est là où on est sur un projet parents-enfant car là l’enfant n’est pas encore en conflit, cela arrive plus tard. Ça c’est pour l’évolution de l’enfant, ensuite il y a les événements, bien entendu les déménagements, les familles recomposées et parfois c’est la volonté de l’enfant qui a envie de refaire sa chambre, c’est un cadeau, lié à différents événements.

[SLP] Aujourd’hui vous avez un public international, comment vous adaptez vos collections car j’imagine que même si tous les enfants se ressemblent il doit y avoir de grosses différences dans les modes de vie.

[G] Notre politique de développement à l’international c’est la signature de la marque, on vend un “made in France”, c’est un design particulier donc on n’adapte pas notre stylistique en fonction des pays. Par contre on prend en considération les modes de vie qui sont différents,  ce qui amène à du dimensionnel.

Je prend l’exemple au niveau du lit, en France on vend principalement du lit 90*190, à l’international c’est du 120*200. Pour la péninsule arabique les codes sont complètement différents. On commence par du 120, chez les jeunes adultes c’est du 160 et chez les personnes en couple c’est du 180 voir 200. En fonction des pays les codes différents également sur les tailles de bureau. La notion papier est encore importante en France, dans d’autres pays on est tout numérique, on travaille sur tablette, le bureau peut donc être beaucoup moins profond.

Ensuite on propose notre offre partout à travers le monde. En fonction de la situation de la clientèle en adapte l’exposition. En région parisienne, comme à Toronto ou Séoul , on va plutôt mettre en magasin les produits gain de place. Par contre à Dubaï, ce seront des produits plus volumineux. Si je reprend le dimensionnel, on va aussi adapter nos armoires pour pouvoir y mettre une djellaba sans qu’elle soit pliée dans le bas. En France les armoires sont plus petites, en Europe du nord les armoires sont de plus grands formats.

[SLP] De mon côté, je vois se dessiner une vraie tendance des familles vers un habitat plus écologique mais je trouve que l’industrie du meuble a du mal à y répondre. Le mobilier est souvent fait en aggloméré qui est plus facile à travailler que du massif mais avec les colles il est souvent malsain. Comment abordez-vous le sujet?

[G] La partie environnementale a toujours fait parti des fondamentaux des valeurs de l’entreprise. Le fait d’avoir démarré l’activité sur la chambre enfant, c’est que l’on est soucieux des générations à venir, pour nous c’est encré dans notre approche de conception et industrialisation.

Nos produits sont faits de panneaux agglomérés mais nous fabriquons nous même nos panneaux. Nous contrôlons la totalité de la filière. On achète le bois PEFC dans un rayon de 300 km dans des forets gérées durablement, ce qui nous permet de diminuer la trace carbone. On reçoit les rondins que l’on broie. Vous parliez de COV, il faut savoir que nous avons été les premiers en France à faire des panneaux les moins émissifs de COV. Aujourd’hui on est deux fois meilleurs que les recommandations européennes. On est pratiquement au même degré de COV que le bois naturel, car il ne faut pas oublié que lui aussi en produit.

On travaille aussi avec  des centres de recherches et universitaire pour les colles. Déjà aujourd’hui nos revêtements sont collés avec des colles végétales, ce qui ne nous empêche pas de toujours poursuivre les recherches.

Aujourd’hui nous ne sommes pas dans une position de créer des meubles en massif car il y a d’autres contraintes. Nos laques sont hydro avec 0 émission ce qui n’est pas toujours le cas avec le bois massif. C’est pourquoi le meuble est testé en entier avec l’ensemble de ses composants pour mesurer son taux d’émission.

[SLP] Au niveau de vos usines, vous avez mis des panneaux solaires, ce genre de chose, ou pas encore?

[G] C’est plutôt au niveau de nos chaudières. Nous avons été les premiers en France a intégré la chaudière bois, il y a plus de 25 ans.  Les primes d’état pour faire passer les industries à la chaudière bois nous font sourire car nous étions précurseurs. Aujourd’hui nous recyclons 97% de nos déchets. On est auto alimenté en terme de chauffage avec nos rebuts de production. Ensuite tous les autres éléments, que ce soit les éléments plastiques, les cerclages de matières qui nous sont envoyées, tout est recyclé et revalorisé. On a également mis en place un investissement de près d’un million d’Euro sur le recyclage de bois qui permet de bien enlever tous les éléments polluants qui peuvent être le sable, la silice, des éléments métalliques.

[SLP] Pour conclure j’aurais aimé que vous me parliez de votre projet Tribe.  Qu’est-ce que c’est exactement?

[G] C’est une idée que l’on a depuis longtemps, quand l’entreprise a été créée l’envie était  de mettre l’enfant au milieu de la société comme une valeur forte avec tout le bénéfice que peut apporter la jeunesse. Ensuite on s’est dit: on a touché des enfants à travers 72 pays, comment créer un lien entre tous ces individus pour qu’ils puissent partager leurs différences. On ne savait pas comment concrétiser cette idée et le hasard a fait que l’on a rencontré un jeune artiste John Thackway qui a remporté en 2012 le concours Jeunes Talents SFR. John était parti faire une tournée du monde à la rencontre des jeunes adultes dans leur environnement. Il est photographe, ce qui l’intéressait c’était le côté humain et la relation à la culture et à la couleur. Ce qu’il voulait c’était mettre en scène la jeunesse liée à sa force et à l’ensemble des éléments qui identifient ces jeunes individus avec une position de caméra particulière, zénithale, qui est sa signature. On s’est dit qu’il fallait le rencontrer pour lui partager notre projet de retrouver l’ensemble des enfants Gautier. C’est comme ça que le projet est né. D’où le nom Tribe, en anglais, qui est cette tribu des enfants Gautier.

tribe by gautier

Projet Tribe by Gautier, photo John T

[SLP] Mais comment vous les avez retrouvé ces enfants Gautier?

[G] Avec nos fichiers clients! On les a contactés et on a expliqué le projet. L’objectif est que tout le monde puisse s’inscrire et viennent partager. Chaque enfant peut mettre sa photo et raconter quelles sont ses passions. Notre volonté c’est d’aller plus loin et qu’il y ait de l’échange entre eux, cela permet de ne rester concentré vers soi-même et de s’ouvrir vers autrui.

On a retenu 30 photographies. Il y a des expositions qui commencent à circuler dans les magasins à travers le monde.

[SLP] A Paris, c’était dans un magasin aussi?

[G] On a sollicité le V.I.A qui est le centre de Valorisation et de l’Innovation dans l’Ameublement et qui découle de notre syndicat professionnel. On a toujours l’habitude d’exposer du meuble, là on expose des instants de vie.

[SLP] Un très jolie concept. Comment a répondu le public parisien?

[G] Très bien, au vernissage on a eu plus de 120 personnes qui se sont déplacées, tant journalistes, bloggers, que nos magasins bien entendu, et même  certaines personnes qui ont été photographiées.

[SLP]  L’expo va ensuite tournée dans vos magasins à travers le monde.

[G] Voilà, une composition de 10 visuels qui vont circuler et qui seront l’occasion de créer des événements propres à chaque pays. On est dans un événement pour faire connaître les valeurs que veut faire porter la marque.

Merci à Gautier de m’avoir accorder cette interview et merci à vous de l’avoir suivi jusqu’au bout. J’espère que cela vous aura plu et que vous aurez appris des choses.

 

A vous la parole

.En commentaires je vous invite à me dire ce que vous souhaiteriez demander comme prochaines innovations (stylistique, fonctionnel, environnemental ou autre) aux industriels qui s’occupent de créer du mobilier pour nos enfants.

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